Vices

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Chroniques Sangpages sur Vices

2017-11-05T10:05:58+00:00

Blog Sangpages

Un livre qui se décline en deux parties. Deux histoires pour la même brigade. La BJV, Brigade des jeunes victimes. Une équipe avec ses histoires, ses alliés et ses presque ennemis. Ceux dont il faut se méfier.
Un petit air de « Polisse » de Maïwenn. Un grand air de Paladini !

J’avais déjà été happée par les précédents écrits de Gipsy: Sang pour sang et J’entends le bruit des ailes qui tombent mais alors là…Putain le truc ! (Me voilà à nouveau dans les gros mots mais parfois ça ne peut pas se dire autrement !)

Vices c’est deux histoires aussi terrible, aussi dramatique l’une que l’autre: Trois petitssinges et Zabulu.

Vices c’est des personnages fabuleusement travaillés. Attachants et excellents:  Marie, petite jeunette qui débarque de sa campagne, fan d’Eastwood. Zolan le ténébreux au grand cœur. Bia, fan de pop culture asiatique, experte en informatique. Amir, pour qui tout est bon à faire la fête. Marcus et Sophie la jalouse maladive.
Chaque personnage poursuit ses propres démons et tente d’évoluer et de les chasser. Ils cheminent chacun à leur manière sur les voies de la vérité.

Une première histoire, une première affaire pour Marie: la pendaison d’Amélie. Une histoire qui pourrait être celle de n’importe qui. La vôtre…
La cruauté à l’état brut cachée sous une pseudo jeunesse qui n’est pas supposée comprendre. Une jeunesse déchue par les réseaux sociaux.
J’ai trouvé là plus de haine, plus de violence dans ce récit presque quotidien, devenu presque banal que dans certains récits de tueur en série… Certaines scènes m’ont bouleversée et m’ont clairement foutu les frissons.

Laissée pantelante comme après une grosse soirée, un matin d’hier après cette première histoire. Ce n’était pourtant que le début…
On part pour une deuxième affaire: Djibril, 16 ans a disparu, une femme africaine est brûlée vive après avoir été rouée de coups.

On plonge cette fois-ci dans les cités avec tout ce qu’elles peuvent apporter. La misère au quotidien dans toute sa splendeur ne générant pas grand choses d’autres que le vice sous toutes ses formes. Un univers à part, un autre monde…quoique…vos voisins, les gens juste là-bas…Le tout baigné par les croyances africaines, leurs rituels et leurs habitudes.

Aucun temps mort. Magistral de bout en bout. Des émotions, des sentiments à la pelle…non au tractopelle. Un livre d’une réalité crue et sans faux semblant.
La violence, Gipsy la décrit avec un réalisme puissant qui vous laissera sur le carreau !

Et sa plume ? Que vous dire de sa plume ?
Une poétesse du noir. Le noir foncé, le noir obscure…pas le noir clair !
Acérée, piquante, à vous transpercer les mirettes…

Allez je vous avoue mais chut ne le dites pas plus loin…C’est la deuxième fois après celui de Norek que j’ai lu un livre avec la boule dans la gorge et les larmes au bord des yeux. Faut que ça cesse !

Bon, c’est pas tout ! Alors ? A quand la suite de la brigade des jeunes victimes ?

Sortie le 9 novembre mais chronique publiée en avance avec l’accord de Gipsy et de son éditeur en exclusivité mondiale puisque Gipsy nous fait le plaisir et l’honneur d’être présente ce week-end au festival Lausan’noir.
Les ptits suisses auront pour une fois la primeur 😜 Ne ratez pas cette super occasion !
Ce sera pour moi, une première rencontre que j’attends depuis des lustres et pas besoin de vous dire que je me réjouis à fond les manettes !!!!

l’Est Republicain

2017-11-05T09:23:04+00:00

Une petite introduction sympathique dans l’Est Republicain de hier matin.

Je précise tout de même que la BJV, la brigade des jeunes victimes, traite des enfants et jeunes adultes, et que j’ai un peu de mal avec le terme « cramé ». Peut-être est-ce moi qui ai un regard plus indulgent face à la noirceur, mais si la brigade traite de sujets graves, je l’ai voulue « lumineuse ». Certains des personnages ont un lourd bagage, mais d’autres sont excentriques, frivoles et marrants. Pas d’alcooliques ni de drogués dans mon unité.

A moins que…

Table ronde – Salon Lausan’Noir 2017

2017-11-05T09:56:52+00:00

Angoisse, passion et balbutiements. Pour ceux qui n’ont pas pu faire le voyage jusqu’à Lausanne, voici Ma première table ronde, avec Joseph Incardona, gagnant du prix du polar romand 2017 animé par l’excellent David Smadja (C’est Contagieux).