A nos enfants.

On passe nos journées à courir. Courir après quoi ? La satisfaction de nos sentiments : la vanité, la reconnaissance, l’ambition, l’envie, la gourmandise, la fierté… et tout ceci afin d’affirmer dignement notre place dans la société. On se bat dur parfois, on se permet même quelques écarts de conduite… et ceci dans le seul but d’améliorer notre confort et d’assouvir notre besoin d’avoir toujours mieux : des vêtements plus luxueux, une voiture plus spacieuse, des restos plus fréquents, un poste plus élevé, un logement mieux placé, une retraite ensoleillée…

Puis on rentre, épuisé par cette course interminable vers le nulle part, et on voit ça, ces petits visages sereins, ces cœurs purs qui battent au rythme de la vie… alors on se dit que cette obsession gargantuesque du plus, tous ces sentiments, ces envies, ces pulsions ne sont que douleurs… parce qu’au final, putain, y a vraiment que l’amour qui compte.